
Gérard Frémy
obtient un 1er prix au Conservatoire National Supérieur de Paris dans la classe d’Yves Nat, à 16 ans (1951). Il est désigné par Marcel Dupré et l’Association Française d’Action Artistique (CulturesFrance) comme boursier du gouvernement soviétique. Durant 3 ans, il étudie au Conservatoire de Moscou avec Heinrich Neuhaus et côtoie alors Sviatoslav Richter, Emil Guilels... Quarante concerts en URSS et des enregistrements pour la radio d’Etat ponctueront son séjour en Russie. Il se produit ensuite avec un égal succès dans la plupart des pays d’Europe, aux U.S.A., au Japon… et participe aux plus grands festivals. Lauréat de la Fondation pour la Vocation, Gérard Frémy est aussi le porte-parole de la jeune musique : soliste des ensembles Ars Nova, Musique Vivante, il a joué avec le groupe Stockhausen à Osaka (1970). Parmi ses musiciens de prédilection : Schumann, Schubert, Debussy, Cage. Son répertoire très étendu va donc de J.S. Bach à John Cage. Gérard Frémy n’est pas seulement l’interprète français le plus proche de l’univers de John Cage, il est considéré comme l’un des dépositaires de l’héritage du compositeur. Il est connu, notamment, pour son interprétation des Sonates et interludes pour piano préparé et de Music of Changes. Familier de la création contemporaine, il a créée et donné les premières auditions des plus importants compositeurs de notre temps. Parmi les créations qu’il a effectuées, Société II, Si le piano était un corps de femme, et Und so weiter de Ferrari, Pôle pour deux de Stockhausen. La compositrice Michèle Bokanowski lui a dédié Pour un pianiste. Une part importante de sa carrière a été consacrée à la pédagogie puisqu’il a enseigné au CNSMD de Paris, entre autre, en classe de piano et musique de chambre. Nombre de ses étudiants ont obtenus prix et distinctions dans les plus grands concours internationaux.