Bruits


Cette composition met en jeu le paradoxe du bruit, à la fois source et possible destruction de vie. Sa structure orchestrale, sur plan symétrique, est perturbée par l’insertion de bruits extérieurs. Les textes, écrits hors musique, “parasitent” l’agencement et le son instrumental pur, non aléatoire.
L’oeuvre même, en train de se faire, a été sans cesse remise en question. Les trois pièces “à danser” du centre sont un exemple de ce traitement. Initialement, elles supportaient une voix chantée, aiguë, dominante. Celle-la est finalement en retrait, inscrite en négatif dans la matière sonore. Le “petit bruit” qu’elle fait provoque peut-être mieux l’écoute de l’auditeur et juste un peu au-delà de son confort...

Pierre Mariétan